Votre expérience, votre choix

Échappez à l'agitation quotidienne en passant une journée au spa, ou optez pour un séjour d'une nuit et profitez d'un service de restauration complet. Qu'est-ce qui vous convient ?

Deux formes de solitude et pourquoi la connexion humaine nécessite deux espaces

Nous n’avons jamais été aussi joignables. La plupart d’entre nous commencent leur journée en regardant un écran et la terminent de la même manière. Les conversations de groupe ne s’arrêtent jamais vraiment. Les boîtes mail se remplissent. Les agendas se superposent. Pourtant, en 2025, l’OMS a qualifié l’isolement social de menace mondiale pour la santé : une personne sur six dans le monde déclare se sentir seule. En Flandre, ce chiffre grimpe à 37 %.

 

Quelque chose ne colle pas. À moins que les chiffres soient corrects et que le problème vienne du mot lui-même. Nous faisons porter beaucoup trop de choses au terme « solitude ». Il décrit deux expériences très différentes, auxquelles nous continuons souvent d’apporter la même réponse.

La solitude peut prendre deux formes

En 1973, le sociologue Robert Weiss a établi une distinction qui reste pertinente après plus de cinquante ans de recherche. Selon lui, il existe deux formes de solitude qui répondent à des besoins très différents.

 

La solitude émotionnelle est liée à l’absence d’une relation profonde et de confiance : un partenaire, un meilleur ami ou une personne qui vous connaît dans les moindres détails. Vous pouvez être entouré de connaissances chaleureuses et ressentir malgré tout ce manque. Cette forme de solitude est fortement corrélée à la dépression et à l’anxiété.

 

La solitude sociale est liée à l’absence d’un cercle plus large : un voisinage, un groupe que l’on retrouve régulièrement ou le sentiment d’être connu par davantage de personnes que ses deux ou trois proches. Vous pouvez vivre une relation de couple épanouie et ressentir malgré tout cette forme de solitude. Cela arrive souvent après un déménagement, un changement d’emploi ou lorsque les enfants ne sont plus une raison de croiser d’autres parents devant l’école.

 

L’échelle de De Jong Gierveld, validée auprès de plus de 12 000 répondants dans sept pays, mesure ces deux formes de solitude séparément. Parce qu’elles se manifestent différemment. Parce qu’elles appellent des réponses différentes.

Pourquoi un seul espace ne peut pas répondre aux deux besoins

C’est là que la plupart des conseils bien intentionnés sur les relations humaines montrent leurs limites. À une personne qui souffre de solitude émotionnelle, on conseille souvent de sortir davantage et de rencontrer de nouvelles personnes. Alors qu’elle a peut-être surtout besoin d’une conversation de nonante minutes avec quelqu’un qui la connaît déjà vraiment.

 

À une personne qui souffre de solitude sociale, on conseille parfois de passer davantage de moments de qualité avec son partenaire. Alors qu’elle a peut-être surtout besoin d’un rendez-vous régulier le samedi matin avec un groupe de personnes encore presque inconnues, qui deviendront peu à peu familières.

 

Un événement animé en groupe n’approfondira pas nécessairement une relation de couple. Un dîner intime aux chandelles ne suffira pas à créer une communauté. Ces deux besoins sont bien réels, mais ils s’expriment dans des espaces différents.

 

C’est pourquoi nous en avons créé deux.

Premier espace : de l’eau chaude, du silence et un maximum de quatre personnes

Notre wellness a toujours été pensé pour une chose : ce type de conversation qui met parfois trois heures à émerger. Nous n’acceptons pas les réservations pour de grands groupes. Ce n’est pas une question de capacité. C’est un choix en accord avec la vocation de cet espace.

 

Deux personnes. Trois. Ou jusqu’à quatre amis proches. Les téléphones restent dans un casier avant le début de la visite. Dans la plupart de nos espaces, on parle à voix basse. Certaines zones sont entièrement silencieuses.

 

Cette retenue a une raison d’être. Il s’agit d’une architecture conçue au service d’une forme précise de proximité. De récentes recherches menées par la KU Leuven et l’OMS sont sans ambiguïté : la solitude émotionnelle s’atténue rarement grâce à un plus grand nombre de contacts. Ce qui aide réellement, ce sont des moments de présence sans interruption, sans distraction et dans un rythme ralenti.

 

L’eau chaude apaise le système nerveux. L’absence d’écran permet de relâcher ses défenses. Trois heures plus tard, vous avez eu une conversation que vous n’auriez peut-être pas eue à la maison. Pas parce que votre maison pose problème, mais parce qu’elle dispose du Wi-Fi.

 

Si vous réservez une visite au spa en vous attendant à un événement social, vous repartirez peut-être un peu perplexe. Si vous venez pour retrouver pleinement la personne à vos côtés, vous repartirez avec quelque chose devenu rare.

Deuxième espace : le fitness et notre nouvelle Social Running Club

Mais l’intimité émotionnelle ne constitue que la moitié de ce qui nous permet de nous sentir pleinement humains.

 

En 2014, les psychologues sociales Gillian Sandstrom et Elizabeth Dunn ont publié une étude au titre faussement discret : The Surprising Power of Weak Ties. Elles ont observé que les gens se sentaient plus heureux et davantage connectés les jours où ils avaient plus d’interactions brèves et informelles avec des connaissances : le barista, le collègue installé deux bureaux plus loin ou la personne qui participe au même cours chaque mercredi.

 

L’effet était clairement perceptible et indépendant de la qualité de leurs relations les plus proches. Les liens plus légers ont une valeur propre.

 

À cela s’ajoute une autre dimension. Lorsqu’un groupe de personnes bouge en rythme, en courant à la même cadence, en dansant ou en ramant, le corps libère des endorphines. Plusieurs études (Cohen, Ejsmond-Frey, Knight & Dunbar, 2010 ; Tarr et al., 2015) ont montré que cela accélère de manière mesurable la création de liens sociaux.

 

Le seuil de tolérance à la douleur augmente. Tout comme le sentiment que les personnes à vos côtés font partie de votre groupe. Nous sommes faits pour nous sentir proches des personnes avec lesquelles nous bougeons.

 

C’est la raison d’être de notre espace fitness depuis le départ. Et c’est pourquoi nous lançons la Social Running Club de Waer Waters.

 

Une fois par semaine, le samedi matin. Tous les niveaux sont les bienvenus. Nous courons à un rythme accessible qui permet encore de discuter. Nous faisons quelques étirements et terminons notre parcours à Waer Waters, un verre rafraîchissant à la main, autour de ces conversations d’après-course qui ne surviennent tout à fait nulle part ailleurs.

 

Pas d’application. Pas de classement. Simplement un rendez-vous récurrent avec un groupe de personnes encore presque inconnues, qui cessent progressivement de l’être au fil des semaines.

 

À presque tous les égards, c’est l’opposé de ce qui se passe dans le wellness. Et c’est précisément le but.

Deux formes de solitude. Deux types d’espaces.

La chose la plus utile que nous puissions dire au sujet de l’épidémie de solitude, de notre point de vue, est qu’il ne s’agit pas d’un seul problème. Il y en a deux. Et ils occupent des espaces différents dans nos vies.

 

Pour les relations qui comptent déjà le plus pour vous, vous avez besoin de moins d’interruptions. De l’eau chaude. Un casier pour votre téléphone. Un espace où l’on parle à voix basse. Trois heures sans distraction.

 

Pour le cercle plus large qui vous manque peut-être encore ou que vous ne voyez pas assez souvent, vous avez besoin de régularité. Un cours chaque semaine. Une course le samedi matin. Les mêmes visages, semaine après semaine, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus ceux d’inconnus.

 

Disconnect to reconnect. De deux manières différentes.